Nous avons pris le train en gare de saint Lazare à 10h10. Le contrôleur, très sympathique, nous a ouvert le compartiment à vélo, et nous a ensuite indiqué nos places. Durant le voyage de deux heures, tout le monde était excité ; Mais l' après midi de vélo nous a calmés. Quand le train est arrivé à Caen, à 12h18, nous avons désespérément tenté de sortir de Caen en direction de Bayeux.
Après avoir erré pendant 1h30 dans Caen, et sa banlieue, nous avons enfin trouvé notre chemin en direction de Bayeux et sans prendre la nationale (à ce propos, la mairie de Caen devrait penser à baliser ses routes). Nous sommes donc partis de Caen vers 14h00 après avoir fait deux croquis panoramique. 2h30 après, c'est l'arrivée à Bayeux. Nous avons visité la cathédrale accompagnés par de nombreux touristes japonais (qui n'hésitent pas à la transformer en discothèque avec le flash de leur appareil photo) et nous avons rencontré par hasard l'aumônier scout d'Europe de la ville qui nous a chaleureusement accueilli. Nous avons repris la route après une brève visite à l'office du tourisme. Laurent a eu quelques difficultés avec son vélo ; son porte bagage pourri n'a pas tenu le coup, ce qui nous a fait perdre un quart d'heure. Nous sommes repartis alors de Bayeux à 5 heures.
A la fin d'un voyage fatiguant et mouvementé (le topographe s'est trompé 3 ou 4 fois), nous sommes enfin arrivés à 20h30 au château de Vierville, le lieu où nous devions coucher. Nous avons mangés (spaghettis carbonara + crème dessert + pèches au sirop, bref, de quoi nous caler après cette journée harassante). Après que Mayeul et Laurent aient fait la vaisselle pendant que les autres rangeaient tout, nous sommes tous tombés de fatigue.
Paul
2ème jour
Nous nous sommes levés à huit heures moins le quart.(enfin on était réveillés un peu plus tôt à cause de certains qui se mouchent un peu bruyamment, merci pour le sommeil des autres) Puis nous avons fait chauffer le lait du petit-déjeuner dans la cuisine du propriétaire, Mr O. , très aimable de nous rendre ce service pour la deuxième fois (puisque la veille, il nous a chauffé l'eau des spaghettis). Jean-Baptiste et Henri ont fait les tartines (pain et confiture) et ont a tous avalés notre petit déjeuner un peu ensommeillés. Thibault et Benoît sont partis faire la vaisselle, et Henri et JB (NDLR : petit raccourci de Jean-Baptiste) sont partis à vélo visiter la pointe du Hoc, à environ 7 km de là. Les autres sont restés tout ranger et commencer la rédaction de ce [magnifique] rapport d'explo, faire un croquis du château et prendre des photos. Vers 10h, JB et Henri étant revenus de la pointe du Hoc , nous nous sommes préparés à partir. Et là, le propriétaire nous annonce une bonne nouvelle (que dis-je, un miracle !) : il nous propose de prendre nos sacs et de les amener en voiture à Ouistreham, lieu de notre seconde nuit.
Mayeul
10h10, départ. Nous prenons le chemin de Colleville-sur-mer (allégés de nos sacs) en passant juste au bord de la plage d'Omaha Beach (3000 morts alliés en moins d'une demi-heure). Le vent souffle très fort et la marche de la vaillante patrouille est ralentie. Colleville, 6 km plus loin. Un peu de recueillement sur les tombes de 9387 morts américains. 13 km après, pique-nique. Ensuite, passage à Arromanches ; lieu du port artificiel destiné à amener des renforts important aux troupes US. Et c'est reparti pour 31 km, entrecoupés par quelques pauses, jusqu'à Ouistreham, lieu de notre repos tant mérité. Nous dormons dans un batiment paroissial qui sert de banque alimentaire.
Arrivés là bas vers 17h30, croquis et rédactions s'enchaînent, suivi par le dîner (purée + saucisses + crème dessert, quelque chose de bourrant mais rapide à faire) et après la vaisselle, repos bien mérité et dodo. La salle est surchauffé, et on étouffe de chaud rapidement car le contraste avec le froid du dehors est saisissant. Enfin bon on finit bien par s'endormir après avoir baissé le chauffage.
Jean-Baptiste
3ème jour
Lever 7h. Jackie la glandouille ; alias Benoît, a du mal à se lever - Petit déjeuner- départ à 8h car il y a une réunion dans la salle paroissiale où nous avons dormi. Pas content, alias Henri, a perdu sa cuillère et alors… pas content, pas content, mais alors là pas du tout…
Nous avons changés de topographe (ce n'est plus François-Hughes, alias JB, alias moi) mais Momo (on ne le présente plus) qui nous plante 3 ou 4 fois [réponse de Laurent à JB : n'oublie pas que c'est toi qui nous guidais le premier jour de l'explo, et le topographe dont on parle dans la première journée et ben c'est toi hi hi hi :-) bon stop on arrête les règlements de compte CP - second] Bouh ! Ensuite, on a pédalé comme des fous pendant au moins 5000 heures. On fonce, on trace notre route. On passe à Deauville- Trouville où on se restaure enfin (la nourriture est achetée hors de prix chez un épicier, la caisse de la pat en souffre un peu, et puis ce qui nous restait, on l'a joué à la roulette au casino et on a tout perdu [on a quand même du mal à le croire] ) Ensuite, passage à Villiers-sur-Mer après une super longue côte pentue à 99 % au moins.
Jean-Baptiste
A partir de ce moment là on pousse Jackie dans les montées parce qu'il à un problème au pied et il commence à souffrir quand il force trop. Ensuite viens Honfleur et son magnifique port, puis le pont de Normandie, construction titanesque et remarquable. Enfin vient Le Havre et son gigantesque port (on peut notamment parler de la puissance du port du Havre et de la culture de la betterave). Là on aide un monsieur à redémarrer sa deux chevaux, et il nous donne gentiment la direction de la gare.
On arrive finalement à la gare sans problèmes, avec un quart d'heure de marge pour prendre le train. Et là le compteur de Jackie nous donne le score : 215 km. On peut donc en déduire qu'il ne faut pas toujours se fier à une carte, puisqu'on avait prévus 180 km avec elle. Mais bon c'est pas grave, on est tous fiers d'avoir accompli le défi, on vas enfin pouvoir se reposer tranquillement dans le train. On tombe de nouveau sur un contrôleur très sympa qui nous ouvre la soute sans problème. Et c'est le retour vers Paris St-Lazare. En fait, je pensais qu'après les trois jours de vélo tout le monde serait fatigué et calme dans le train, et ben non, ils étaient excité comme à l'aller (les photos des scouts en témoignent puisqu'elles ont était prise à ce moment là). Moralité, il faudra prévoir quelque chose d'encore plus crevant la prochaine fois pour qu'ils soient sage. Mais bon en fait c'est plutôt positif, ça veut dire qu'il on beaucoup d'énergie à revendre.
Enfin c'est l'arrivée, tous le monde retrouve papa-maman et après un au revoir, tout le monde fonce chez lui pour prendre un bon repos bien mérité (et une douche !).